Le système scolaire canadien : une source d’inspiration

Le système scolaire Canadien : une source d’inspiration.

Découvrez comment s’articule le système scolaire canadien dont nous nous inspirons et quels sont ses points forts.

Notre directrice pédagogique a passé une partie de sa scolarité lycéenne dans une High Scholl canadienne à Edmonton en Alberta (Canada anglophone). L’organisation du système éducatif canadien, centré sur l’épanouissement de l’individu, l’a particulièrement touchée. Elle a découvert un autre système, sans doute perfectible lui aussi, mais qui présentait l’avantage d’être ambitieux dans la place donnée à l’affectivité et au développement personnel de chacun.Pour la classe de maternelle, nous nous en inspirerons notamment dans la recherche et le développement des centres d’intérêts des élèves. Nous utiliserons également l’encouragement constant, également présent dans le modèle éducatif anglo-saxon que notre directrice a pu expérimenter durant sa formation d’enseignante dans l’école primaire de Grenodise à Sheffield (Royaume-Uni), pour valoriser les progrès et encourager la confiance en eux des enfants.

 

Organisation du système éducatif

Scolarité au Canada

Au Canada, il n’y a pas de Ministère de l’Education Nationale comme en France. Les trois territoires et les dix provinces du Canada sont responsables de leur propre politique en matière d’éducation, d’enseignement supérieur et de recherche, c’est pourquoi ils peuvent avoir des systèmes éducatifs différents.

Ainsi, selon la province ou le territoire, les enfants commencent généralement l’école lorsqu’ils ont 5 ou 6 ans et continuent jusqu’à un âge qui varie de 16 à 18 ans.

Rythmes scolaires

L’année scolaire canadienne est découpée en 2 semestres, et s’étend généralement d’août/septembre à décembre, puis de janvier à mai/juin. Les matières étudiées et les emplois du temps changent d’un semestre sur l’autre.

Le midi, les enfants peuvent manger à la cantine, mais le plus souvent chacun amène sa lunch box (repas à emporter, préparé la veille à la maison). Il y a peu de devoirs, même les contrôles sont généralement révisés en classe.

En plus des vacances d’été, les canadiens ont également deux semaines de congés à Noël, puis une semaine en mars (appelée la semaine de relâche).

Programme sur-mesure choisi par chacun des élèves

Dans les écoles canadiennes, les élèves ont un large choix de matières à étudier, qui varient selon l’établissement. Parmi les enseignements obligatoires figurent généralement 2 ou 3 grand domaines : les langues, l’histoire et parfois les sciences ou les sciences sociales . Pour chaque domaine les élèves choisissent des matières.

Puis ils bénéficient d’une grande liberté pour choisir leurs matières optionnelles. Par exemple :  mathématiques, chimie, physique, anatomie, biologie, géologie, littérature, philosophie, économie touristique, psychologie, informatique, business, internet, cinéma, anthropologie, comportement humain, travail du bois,…

Une grande place est également laissée à l’art et au sport, pour ce dernier item, les compétences évaluées tiennent autant compte du niveau de jeu que du comportement général : en effet la participation au rangement et au nettoyage des vestiaires fait également l’objet d’une notation.

Ces enseignements “à la carte” permettent de créer des profils de futurs étudiants très variés, et aux élèves de s’intéresser et approfondir des matières qui les intéressent et qu’ils se sont choisies. D’ailleurs tout au long de leurs 4 années de scolarité en high school, les élèves sont accompagnés par un « counselor » qui les aide à gérer leur parcours.

Approches pédagogiques

L’approche pédagogique dans les écoles canadiennes est très différente de celle dispensée en France. On accorde une grande importance à l’aspect participatif. Les enseignants organisent des ateliers de travail en petits groupes, des travaux pratiques, et utilisent la pédagogie différenciée : elle consiste à mettre l’élève au coeur de l’apprentissage, l’enseignant adapte l’environnement et la méthode pour tenir compte des différences entre les élèves, et parvenir à la réussite de chacun sur un sujet d’apprentissage donné. D’autres méthodes d’enseignement sont également  utilisées, telles que l’école inversée ou la pédagogie 3.0.

Pendant la classe, la tendance à l’encouragement est systématique : le système éducatif canadien met l’accent sur les progrès effectués là où, dans les écoles françaises, on a davantage tendance à sanctionner les erreurs. L’école canadienne ne met pas l’accent que sur les compétences académiques : que ce soit à travers les matières proposés ou la méthode d’enseignement, les compétences sociales et l’épanouissement personnel sont encouragés.

Enfin les relations professeurs-élèves sont moins “verticales” : l’enseignant est à la disposition des élèves pour les aider à atteindre un objectif d’apprentissage, ce qui génère des relations de proximité et de confiance, et une relation plus “détendue”.

Le saviez vous?

  • Le Canada dépense plus pour l’éducation par personne que tout autre pays du G8(Le Groupe des huit (G8) est un groupe de discussion et de partenariat économique de huit pays réputés pour être les plus grandes puissances avancées du monde qui détiennent environ 45 %de la richesse nette mondiale (2019) :  Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni et Russie.)
  • Selon l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), le Canada aurait aussi un bien meilleur système d’éducation que la France.
  • L’OCDE donnait en 2012 au Canada une note globale de 7,7 sur 10, ce qui lui conférait le 8e rang sur 36 pays, comparativement à une note de 5,8 et une 26e place pour la France. Les États-Unis se classaient 19es avec une note globale de 7.

 

 

 

Sources : blogs.silc.fr; www.rcinet.ca, wikipédia

Sources images: pinterest, blog.yakaygo.com, www.courrierinternational.com; www.avecanada.com